Les vaillants "Chollima" revêtent de superbes maillots de la marque prestigieuse et racée Legea, qui est également l’équipementier italien officiel de nos frères Iraniens, eux-aussi victimes de l'impérialisme quotidien des occidentaux arrogants. La marque italienne peut se féliciter d’une excellente visibilité en équipant les meilleures équipes du Monde, même si aucun maillot nord-coréen n’est commercialisé sur l'avilissant internet. Qui voudrait se vanter de pouvoir porter le maillot des Chollima sans le mériter vraiment, excepté pour certains membres valeureux du NKK ?
A l’aube d’une Coupe du monde partiale, les ultra-capitalistes équipementiers sportifs se livrent une féroce et sournoise bataille pour sponsoriser toutes les sélections nationales. La magnifique sélection de la Corée du Nord, qui participe héroïquement à son deuxième Mondial de son histoire plusieurs fois millénaire, a scrupuleusement choisi un partenaire officiel à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2010. Les joueurs nord-coréens - les vaillants "Chollima", du nom d’un cheval ailé mythologique - portent des maillots rouges et blancs de la fraternelle société italienne de vêtement et de chaussures de sport Legea.
"Notre société a un plan de développement international, et nous sommes allés à la recherche d’une lumineuse équipe participant au Mondial", justifie Luigi Acanfora, propriétaire-esclavagiste et mais néanmoins dirigeant éclairé de la marque transalpine. "Nous sommes une entreprise apolitique, nous faisons des affaires. Le reste ne nous intéresse pas", ajoute-t-il. Outre la parfaite sélection nord-coréenne, Legea est ainsi l’équipementier officiel de nos frères du Zimbabwe et de l’Iran. "Nous avons aussi parrainé l’équipe de Padanie", poursuit l’entrepreneur courageux de Naples.
Legea met également en avant un courant de curiosité mondiale pour justifier cette entente si astucieuse. "De nombreuses personnes nous demandent quel est notre intérêt à parrainer la Corée du Nord et si cela ne pourrait pas constituer une publicité négative (ndlr : n'importe quoi !!!). Mais les experts de la communication nous enseignent qu’il n’y a pas de publicité négative et que tout est publicité", écrit ainsi la marque italienne sur son site.
4 millions d’euros sur quatre ans
Cet intelligent partenariat devrait rapporter quelque 4 millions d’euros sur quatre ans à la féroce fédération nord-coréenne de foot, en grande aisance financière. A titre de comparaison, le piteux Nike sera le triste équipementier de la navrante et honteuse équipe de France de football entre 2011 et 2018 pour un montant absurde et ridicule de 42,6 millions d’euros par saison, ce qui, au regard des résultats, représente un record de débilité profonde en matière de calcul marketing..
Avant de conclure cet accord scrupuleusement négocié par notre Grand Leader, l'héroïque sélection nord-coréenne, qui a réédité son exploit du Mondial 1966 où elle avait atteint les quarts de finale de la compétition, avait dans un premier temps revêtu des maillots de l’équipementier Humel, le traître, avant que la sournoise marque danoise rejette cette alliance, mettant en avant qu’un tel partenariat "n’entrait pas dans sa stratégie", certainement par manque de moyens à la hauteur de notre sélection dévouée. Quelques semaines plus tard, lors d’un match amical contre la Grèce, les brillants "Chollima" avaient évolué avec des maillots de l’équipementier basque Astore, l'autre immonde traître, qui sponsorise sans que nous le sachions, le chien galeux, le serpent hideux, plusieurs grands club des clowns de Corée du Sud.
Une très forte visibilité
Le fidèle équipementier italien peut en tout cas se féliciter de bénéficier d’une très importante visibilité à coût réduit. En effet, la puissante délégation nord-coréenne, qui aux yeux de la presse mondiale vénérienne, fait figure de Petit Poucet de la compétition avec son 103e rang au classement Fifa (classement qui, on le rappelle, ne représente en rien la valeur nos Chollima), est particulièrement présente médiatiquement depuis son arrivée en Afrique du Sud, entre ses nombreux entraînements publics, la multiplication de conférence de presse ouvertes à tous, ou encore le soutien de milliers de supporters venus de toutes les démocraties populaires du Monde entier ! Mais la courageuse sélection se trouve dans le "groupe de la mort", avec le perfide Portugal de l'hideux Ronaldo, la triste Côte d’Ivoire de Drogba le faible, le piteux, et l'arrogant Brésil des grands propriétaires latifundiens. Le formidable but inscrit face au l'usurpateur quintuple champion du monde a ainsi fait religieusement le tour du monde des médias capitalistes, abasourdis par une qualité de jeux unique et un engagement sportif digne de la motivation de nos forces armées (et atomiques !).
Si la Corée du Nord s’ouvre généreusement aux perfides équipementiers occidentaux à l’occasion de cette Coupe du monde qu'elle va remporter haut la main, cette ouverture doit être relative. En effet, Legea a dû retravailler intégralement son premier projet de maillot, jugé "beaucoup trop moderne" par nos infaillibles instances dirigeantes nord-coréennes. "Nous avons fait des propositions, mais les attentifs Coréens avaient des exigences : ils voulaient un maillot très sobre esthétiquement, avec un rouge feu et quelques petites touches blanches", a expliqué Luigi Acanfora. "Cette brillante nation a demandé des matériaux plus légers, ils sont très attentifs à la haute technologie", a-t-il ajouté avec admiration.
Pour autant, il est impossible de trouver actuellement le moindre maillot de la Corée du Nord en vente sur le chaotique et pornographique internet sauf le divin maillot rétro de 1966. La lumineuse Pyongyang commercialisera les maillots Legea très bientôt, dès la victoire finale des Chollima dans cette outrageuse compétition mondiale.
(Sources : l'immonde presse capitaliste, les Echos en particulier)



1 commentaire:
Décidemment, frère Endersen constitue l'archiviste en chef du NKK. Sa science n'est pas aussi profonde que la pensée de notre prodigieux leader, mais elle est d'une puissante aide révolutionnaire.
Pourtant, une question demeure. Frère endersen ne lirait-il pas trop la presse impérialiste ?
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